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Il ne faut pas avoir peur de vivre, tu sais.

Un soir – j’avais environ 15/16 ans – debout pieds nus dans le salon de ma maison, je regarde d’un oeil distrait le journal télévisé. Tout se passe presque habituellement, 2 grammes de malheurs, 10 grammes de grève, 25 grammes de « nous avons rencontré untel »… quand subitement, quelque chose d’inhabituel se passe.

Nous sommes sur RFO ou ATV (je ne sais plus) et un reportage passe, me montrant un garçon Martiniquais légèrement plus jeune que moi, qui a écrit un livre.

Je suis debout, bien debout, saisie, dans mon salon et j’écoute chaque mot attentivement.
Plus je regarde la télé, plus je sens quelque chose rentrer dans mon coeur, dans ma vie, et me bousculer un peu. J’écoute l’Univers. Ce quelque chose me dit « c’est possible, c’est possible ». Je suis touchée par la joie. Je traîne mes pieds nus dehors, respire à pleins poumons, ravie. Je respire l’air que le petit garçon Martiniquais respire comme moi, et je me dis : oui, Aurélie, oui. C’est possible, c’est possible : il est Martiniquais. Ca existe Aurélie, ça existe, des enfants peuvent écrire.Tu peux écrire toi aussi.

Ce quelque chose bouscule ma vie, j’écris avec les mois qui passent. fais l’un des plus belles rencontres de ma vie grâce à un site anonyme – mon meilleur ami, le monsieur de tous les possibles – et oublie le petit garçon…

Jusqu’à ce qu’un jour, je tombe nez à nez sur lui, en plein Paris.
Il est tard, il fait froid, nous avons avons fait 8000 Km, nous avons avons grandi, nous ne nous connaissons pas, et pourtant il est là, devant moi, et il ne sait pas qu’un jour, il a bousculé mon coeur. .

Dois-je le voir ? Oui, non. Lui parler. Mais pour lui dire quoi ? Je vous aime ? Il ne va pas comprendre. Et s’il est prétentieux ? Mais non Aurélie, une personne qui a été un petit garçon qui a écrit un livre ne peut pas être prétentieux.

C’est avec ces petits encouragements dans ma tête que je me suis approchée de Mike Fédée pour lui dire « Bonjour, je suis La Tchipie, et je vous suis sur facebook ». Je n’ai pas osé lui dire : « vous savez, un soir, un mardi peut-être, c’était il y a 15 ans, j’ai appris votre existence à la télé, et ça m’a bousculé, j’ai su que quelque chose d’autre était possible ». Je lui ai raconté des banalités, et je suis repartie le coeur léger…

Quelques années après cette rencontre, ce n’est pas en plein jour, mais en pleine journée que je rencontre un autre homme des possibles, qui, et je ne l’expliquerai pas ici, a permis a ma vie de prendre un nouveau tournant.

Nous sommes en fin de journée, je rentre du travail, et je veux un livre bien précis. J’hésite. Rentrer à la maison, aller à la Fnac… J’hésite énormément. Mais je décide quand même d’aller à la Fnac. En avant, place d’Italie.
Je suis en ballerine, petite jupe à fleurs, mon pull rouge.
Je marche, je marche, prends le long escalator qui m’amène à la sortie, quand tout à coup, je lève les yeux devant moi, un grand jeune homme est à une marche de moi. Et il a une touffe de cheveux. Mon côté joueur revient, j’ai envie de lui toucher les cheveux, juste une mèche, là comme ça, si je me mets sur la pointe des pieds et que je lui caresse une mèche de cheveux, il ne le sentira pas… et puis de toutes façons, je suis en ballerine et en jupe à fleur, il ne pensera pas que je suis une personne mal intentionnée. Peut-être folle… mais ça, ce n’est pas bien grave.

J’observe attentivement le jeune homme.

Il marche de façon élégante devant moi, j’ai l’impression de le suivre, je suis dans un film, il est dans mon film et il ne le sait même pas. Nous allons au même endroit, intérieurement, ça me fait rire. Je me dis « et si, ah ah, et si je devais le rencontrer ? Et si, et si ce n’est pas le livre que je suis allée chercher, mais Lui ? »

Je me marre toute seule, nous continuons à marcher, il va au même endroit que moi : la Fnac.

Je pars à gauche, il part à droite.
Je cherche le livre pendant 40 min, pourtant le site avait dit qu’il était en rayon ! – personne ne le trouve. Quelqu’un a dû le déplacer… J’enrage mais j’en ai marre, je dois rentrer. Une petite voix dans ma tête me dit : « et si ? Et si tu étais venue pour le jeune homme ? ». Je me marre. Je tourne sur moi-même pour m’en aller… et là, je le vois.
Debout, élégant, à regarder un rayon.
Je me dis : et si tu osais lui demander, pour ses cheveux ?

Le temps que la réponse arrive à mon cerveau, je me vois devant lui, je m’entends parler et lui dire « Bonjour, excusez-moi, est-ce que je peux toucher à vos cheveux s’il vous plaît ». Et là, le grand jeune homme me regarde gentiment et me réponds « oui, bien sûr ». Il se penche vers moi, c’est qu’il est très grand, il fait 1m99, et me donne à toucher sa tête. J’avance mes doigts dans ses cheveux, intriguée, je touche la texture, tire un peu dessus comme si j’étais une scientifique », il relève la tête, et là je me sens un peu hébétée. Il me regarde en souriant, et j’avance un « Bonjour, merci beaucoup, je suis Aurélie. Désolée, je ne suis pas folle, c’est juste que ça fait un moment que je vous suis… enfin.. que vous marchez devant moi… et j’avais tellement envie, tellement envie de vous toucher les cheveux… Vrala. ». Il sourit de son merveilleux sourire, et me dis de ne pas m’inquiéter, qu’il a l’habitude. Et là, on commence à parler. Il s’appelle Christophe.

Il change de vie, fais quelque chose que je trouve extraordinaire, nous échangeons longuement, une heure, debout, et mon coeur se serre. Ce jeune homme a quelque chose d’extraordinaire.
Je lui dis que j’ai envie de rester en contact avec lui, il me dit que lui de même, et nous échangeons nos facebook (ah la modernité), décidons de nous revoir 3 jours plus tard, dans Paris.

Je me rappelle encore de ce moment :
– Quel est votre nom ?
– Christophe, Christophe Césaire.
– Comme Césaire ? Aimé Césaire.
– Oui c’est mon grand-père.
– Ah non ! Vous ne m’avez pas fait ça ! Je dis à tout le monde que je n’en peux plus d’entendre parler d’Aimé Césaire tout le temps comme ça wabap, et vous, vous êtes là devant moi ?!
– C’est vrai ? Je vous promets que dans mon Facebook, il n’y a pas de photos de mon grand-père (il sourit)
– C’est vrai ?
– Promis !
– OK je vous rajoute alors.

(Cesaire Christophe , merci pour ton humour, je t’aime).

C’est ainsi que 3 jours plus tard, je me suis retrouvée à manger une glace au chocolat avec Christophe, à recevoir en cadeau – il pleuvait des cordes – un parapluie de sa part, pour que la pluie ne me mouille pas, que je tombe pas malade. A ce jour, c’est le seul parapluie que je garde comme la prunelle de mes yeux, et que je ne prête à per-sonne.

Je lui ai déjà dit, je le redis ici. Quand je suis avec Christophe, j’ai l’impression que tout autour de moi change. La vie n’est pas la même, le monde n’es pas le même et tout… devient possible.
Je pourrai vous parler de Christophe pendant des heures, d’une phrase qui aura marquée ma vie – mais je n’ai pas son autorisation pour la partager pour l’instant alors je la garde pour moi -, des heures passées à parler, manger, se promener et à sentir que tout est possible. Des heures au téléphone à l’entendre me rassurer.

C’est une personne avec qui on peut tout dire, qui peut tout entendre.

Un homme avec qui tout devient possible.

C’est avec une certaine émotion que je vous présente cette vidéo, où ces deux hommes qui sont arrivés dans ma vie de manière bien surprenante, mettent en mots, en musique et en image un de mes textes, en version censurée… !

Merci à ces deux amours qui ont rendu mon Noël 2017 encore plus plein d’amour, léger, créatif, vivifiant.

Vous êtes deux perles que l’Univers a amené dans ma vie.

Quand je dis que les miracles ne font pas de bruit…

Merci.

Et Joyeux Noël à tous.
Que nos vies soient remplies des possibles les plus exaltants. De belles rencontres pleines d’amour.

Tout est possible, surtout le meilleur.

Plein d’amour à chacun de vous.

Aurélie

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